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Devilish Lady au jour le jour
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17 novembre 2005

Le caillou vert

caillouxvert

Il faisait chaud comme toujours ce soir là, chaud d ‘une lourdeur moite qui ruisselait à la peau et qui vous laissait pantelant de sueur.
La journée avait été longue et il se sentait fourbu en se dirigeant vers la salle de bain. Sa chemise détrempée collait à sa poitrine velue et il prit un moment pour s‘en débarrasser, arrachant même ses poils noirs agrippés aux boutonnières.

Il vida lentement ses poches et sa main se lova autour d’un curieux objet lisse qu’il sorti de son pantalon. Cela ressemblait à un caillou vert et blanchâtre, pas plus grand qu’une pièce de 2francs, pas vraiment rond, on aurait presque dit un corps de femme entièrement refermé sur lui-même.
Il tourna et retourna l’objet étrange tout en réfléchissant à sa découverte. Le caillou scintilla entre ses doigts, chaud et presque lumineux.
Perplexe il le posa sur le bord du lavabo et se glissa sous la douche tiède.

Un quart d’heure plus tard il en ressorti, se sécha dans le grand linge blanc, pris son pyjama à jambes courtes, décida de n’en mettre que le short et glissa machinalement le caillou dans la poche avant de se diriger vers leur chambre.
Quand il ouvrit la porte, elle dormait déjà d’un sommeil profond, couchée en chien de fusil dans sa chemise de nuit de coton rose.
Il se glissa sans bruit entre les draps fins et s’endormi d’une masse en rêvant de dentelle noire.

De dentelle son rêve se fit ouate ou nuage, il ne s’en souvint plus par la suite, mais il flottait dans un univers doux et frais et se laissait glisser au gré d’un petit vent léger.
Quand soudain… il senti une chaleur contre sa poitrine. Etrange elle descendait en vrilles lentes entre ses poils, de plus en plus chaude, de plus en plus pesante elle envahit son bas ventre.
Son sexe se dressa d’un coup comme mû d’une indépendance totale et pointa raide et dur sous le short. Il gémit et tenta de se retourner dans son sommeil.
Il tenta, oui c’était bien cela, car il n’y arriva point, comme cloué sur le lit.
Ses testicules se collèrent d’une masse lourde, comme pressées entre ses cuisse et il ne pu qu’écarter les jambes pour soulager sa douleur.

Il ouvrit les yeux, étonné, raidi toujours et se dit qu’il venait, sans doute, de s’offrir un rêve plus qu’érotique, mais il eût à peine le temps de penser que son sexe comme libéré de lui se mit à glisser tout seul le long de sa hampe.
Il se mordit les lèvres pour ne pas gémir et les yeux ébahis il baissa lentement son short.
Rien, il n’y avait rien bien sûr, juste sa queue dure qui se dressait pâlote sous la lueur de la pleine lune.
Et pourtant… Il senti une morsure lente grignoter son gland humide, descendre et remonter comme une énorme brûlure tandis que le feu attaquait ses testicules et descendait vers ses entrailles qui s’écartaient peu à peu.
Les yeux fous il haletait maintenant, pris d’un désir bestial et violent et il se mordit les lèvres pour ne pas hurler quand ses entrailles écartelée s’emplirent d’une masse dure et raide.

Elle soupira à peine dans son sommeil et tira vers elle le draps lisse.
Il était entièrement nu maintenant, collé contre le lit, trempé de sueur et prêt à exploser sous la poussée lente et méthodique qui l’envahissait, comme mue par le mouvement étrange qu’avaient pris ses testicules.
Lorsqu’il il senti sa hampe enrobé d’une dure moiteur et avalée, rongée jusqu'au bas ventre. Il creusa les reins de surprise.
Il tenta de se redresser mais une longue estafilade rouge zébra sa poitrine et le cloua contre le matelas.
Vaincu, il ferma les yeux et explosa, la tête entre ses oreillers, son sexe prisonnier d’une antre de braises rouges qui fusionnaient compactes avec le vas et viens infernal écartelant ses entrailles. Il lui sembla brûler ainsi toute l’éternité des enfers.

Quand enfin il ouvrit les paupières, incrédule, il ne vit que les reflets de sa sueur ruisselant sur sa peau.
Il passa sa main sans y croire, doucement, sur son ventre où son sexe, épuisé, reposait tendre et sec sur son lit de mousse noire.
Comme il se levait lentement, encore engourdi et fiévreux, son short glissa sur le rebord du lit et le caillou vert tomba sans bruit sur la moquette.
Il le ramassa et le vit s’allumer dans la nuit.
« Sorcière. »  Murmura t’il enfin.

Loin très loin, à plus de mille kilomètres de là, une femme à la longue crinière de feu posa son grimoire et s’allongea sur sa couche, repue, un caillou vert phosphorescent posé entre ses seins humides.
Elle sourit à la pleine lune et s’endormi en resserrant les doigts. Des poils noirs dépassaient entre les phalanges…

A juste...

cop12005 DvL

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