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Devilish Lady au jour le jour
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12 janvier 2013

Une histoire d'amour

Sur une musique d'Etienne Daho qui signe la BO du film, avec Laetitia Casta et Benoit Poelvoorde, sorti ce 9 janvier.
Voici le film tant attendu largement inspiré de l'affaire Stern et du roman de Régis Jauffret, *Sévère*
Il est sûr que ce film en intéressera plus d'un, moi la première , à voir donc ...

Critique du figaro :

Une histoire d'amour- largement inspiré de l'affaire du banquier Édouard Stern, retrouvé mort en 2005 dans une chambre d'hôtel, victime de sa maîtresse - va pourtant au-delà du fait divers pour explorer de l'intérieur le cheminement des personnages, joués sans retenue par Benoît Poelvoorde et Laetitia Casta. On quitte là les rives de la normalité pour aborder celles plus sombres de la déviance et des lois inconnues du commun des mortels.

Pour éviter le piège du réalisme cru et granguignolesque, Hélène Fillières a façonné avec son directeur de la photographie un environnement lisse, clinique, presque à huis clos, dans lequel va évoluer un couple consumé par l'autodestruction. Entre l'homme et sa partenaire - femme cupide ou pute tarifée? -, le jeu de la domination est à son paroxysme, ce qui n'exclut pas le tourbillon des sentiments troubles.

En choisissant d'en faire un conte sombre et onirique, une sorte de rêve éveillé, la réalisatrice opte pour une stylisation des scènes les plus crues, celles où la dégradation de soi est l'ultime objet du désir. Pas de vulgarité ni de voyeurisme dans ces moments intenses où deux êtres se perdent dans un univers qu'ils ne maîtrisent plus eux-mêmes. Derrière le fouet et les gifles, le cuir et les clous, apparaît un romantisme exacerbé, celui où le masochisme deviendrait «une épreuve mystique», pour reprendre l'expression d'André Pieyre de Mandiargues.
 

S'il gomme l'aspect le plus sordide, le plus brutal de ces relations hors normes, ce parti pris esthétique en accentue le côté irrationnel et sulfureux. ­Hélène Fillières observe de façon détachée les deux personnages s'ébattre ou se débattre dans le décor froid d'une chambre d'hôtel ou dans les dédales d'une grande maison. La musique lancinante de Daho et les plans en clair-obscur ajoutent à l'atmosphère étrange et délétère de ce film construit comme une tragédie.

Visage torturé, corps amaigri, mal-être à fleur de peau, Benoît Poelvoorde s'investit totalement dans son personnage à la dérive et qui met tant d'énergie à s'autodétruire. À sa maîtresse complaisante, faussement soumise, prise au jeu de la surenchère masochiste et de l'argent, Laetitia Casta apporte sa beauté naturelle, son tourment intérieur dont on ignore les causes. Serait-ce la faute à ce mari, à ce compagnon impuissant, à ce mac joué sobrement par Richard Bohringer?

Hélène Fillières évite de donner la réponse et tire les fils tenus d'une ténébreuse affaire dans laquelle il faut garder ses distances pour mieux la décrire à défaut de la cerner. Dans cette approche feutrée d'un rapport amoureux effrayant et mortifère, elle évite aussi la psychologie sommaire pour ne s'attacher qu'à dépeindre avec une certaine compassion les souffrances et les noirceurs d'un couple pris de vertige.

Le figaro

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Commentaires
L
Bonjour dominique, aucune idée en ce qui concerne vos missives, mais je suppose que oui
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D
Lady Devilish, je Vous remercie pour ce post. Pris par le temps, je n ai pu aller voir ce film, mais Vous en faites ici un joli condensé avec l'intelligence et le beau phrasé qui Vous appartient.<br /> <br /> <br /> <br /> Je m'interroge toujours et j'aurai envie de proposer ce thème en Votre château des Dame, la domination est elle un jeu ou non?<br /> <br /> <br /> <br /> Pour ce qui me concerne , cette une relation Humaine en Majuscule qui Vous entraîne si loin qu'elle peut conduire à des situations de passions dépassant toutes limites.<br /> <br /> <br /> <br /> Combien on peut Aimer , Une Maîtrese mais aussi combien le soumis oublie Celle-ci. Ajouter à celà l'argent , et cette femme ne peut devenir qu'un objet de plaisir. Ce qui est pour ma pensée LAMENTABLE;<br /> <br /> <br /> <br /> Pour ce fait réel qui est la trame de ce film, sachez que j ai écrit par deux fois à cette femme en sa prison de Suisse, sans faire référence à mon identité.<br /> <br /> <br /> <br /> J'espère que les autorités de Votre pays, lui auront remis mes cartes et sachez Madame CB, si l'un ou L Une des Vôtres croiser ce commentaire , il y a toujours du soleil derrière les nuages, c'était moi.
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