Crescendo
Faire le vide, le temps d'un wk, le temps de se retrouver pour équilibrer la balance des jours comme il dit. J'ai beaucoup de mal à mettre des mots sur tout ce que j'ai pu ressentir cette semaine. Non pas tout ces soucis, chacun a sa part en ces temps de grisaille, à quoi bon les énumérer.
Plutôt mettre des mots sur toute cette douce inquiétude dont il m'entoure toujours, même quand il est loin.
Peu à peu avec le temps qui passe le langage devient presque superflu et l'envie de partage, le besoin de le mener de plus en plus loin dans ses désirs est présent à chaque jeu. Mais faut il encore parler de jeu. Quand j'arrivais hier, presque encore stressée, je retrouvais ses bras, ses douces attentions et tout ce qui fait lui. Envie de l'emmener vers de plus grands voyages où les liens n'étaient que prétextes et début de voyage.
Le lier pour mieux le faire lâcher prise, toujours plus loin, toujours plus fort. Le dos soutenu par une corde suspendue, les reins fragiles protégés par un corset de chanvres il se laissait aller, contraint et en même temps tellement libre. En équilibre avec chaque partie de son corps il flottait sous mes doigts et je le portais en crescendo de sensations, toujours plus loin, toujours plus fort jusqu'à ce qu'il ne sache plus où il était et qu'il apprenne le mot *encore*. *Encore, encore, encore* la douce chaleur du martinet, la cire chaude des bougies sur sa peau, mes doigts qui le sursautent. Le faire danser sur le fil de ses sensations décuplées, le sentir fondre et lâcher ces mots peu à peu sans retenue.
*Encore, encore, encore*
Il savait les soumises orgasmiques parfois sous la cire ou les brins de cuir, il ignorait qu'il suffisait de me suivre pour danser dans les étoiles. Maintenant il sait...
On dit que les hommes sont égoïstes et oublient leur soumission quand ils récupèrent. Je me préparais à rentrer dormir, magnifiquement sereine. Je n'avais pas envie d'expliquer au nouveau venu , qui me disait en nous disant au revoir que j'avais *du talent*, que le talent c'était lui, mon him, qui en était nanti. J'ai enfilé mon manteau qu'il me glissait sur les épaules et pris sa main, mais il m'a lentement, avec infiniment de tendresse emmenée colorer ses étoiles. Quand j'ouvris les yeux ce matin, il était là mon café entre les doigts à prendre soin des cernes sous mes paupières. Nous sommes partis regarder les montagnes et je me suis dis encore une fois que j'avais découvert l'homme le plus extraordinaire de ma vie...
Lady_DvL

