Rub her
Rubber doll
Robert doll
Il est mignon tout plein, charmant, agréable, tout pour plaire dans les moindres détails. Même de la conversation ce n'est pas peu dire. Sauf quand...
C'est un fétichiste acharné de latex, il ne peut pas s'en passer, même en période solitaire avec ou sans Domina. Ma boite mail déborde d'image: Dame de latex, hommes, dessous, dessus, complets, partiels, noirs, rouges, verts et j'en passe. je ne sais plus où les classer, il me faudrait un secrétaire.
Ce mâle là semble ne penser qu'à travers le latex. Matin et soir, matin au soir. Il lui arrive de me saluer de son bureau, entre deux rendez-vous (le monsieur est patron d'une grosse boite). Il finit toujours par me dire: *devinez ce que je porte sous mon costume?* C'est la question classique, je n'y coupe jamais.
Je joue la curieuse, l'innocente *oh mon dieu, mais quel courage !* Ça le flatte car qu'il pleuve, neige ou fasse grand beau, il part comme cela au bureau, en clientèle et en dîners d'affaire.
Culotte de latex libre et découpée ou serrante et contraignante, plug compris , body sous sa chemise, chaussettes, suivant les humeurs du matin. Ah non pas les chaussettes encore! Je l'imagine en grosse réunion se tortillant sur sa chaise discrètement. Mais comment arrive t'il donc à se concentrer?
Parfois il m'appelle le soir, il est tout revêtu moulé, il rêve de Dame qui l'y forcerait. mais pourquoi donc l'y forcer il s'y met tout seul. Quand il porte son masque c'est plus difficile, sa voix est entrecoupée, comme hachurée, je ne sais jamais s'il a gonflé sa boule. Il faudra que je le lui demande. Je lui crie *parlez plus fort, articulez mon ami, je n'entends rien*.
Nous causons de tout et de rien, du temps qu'il fait, de ses journée, de son affaire, des miennes. Là non plus je n'y coupe jamais. Il finit toujours par me dire *Vous n'aimeriez pas Lady m'avoir à vos pieds là maintenant tout à votre service*.
Je suis toujours embarrassée, je l'aime bien Robert doll, mais qu'en ferais-je moi d'un mâle collant sentant le caoutchouc. Il me répond *mais je serais à vos pieds, contraint, à votre service*. J'ai beau lui dire que le latex n'est pas ma passion première et qu'une fois tout emballé ça ne m'emballe plus guère, il n'arrive pas à comprendre.
Parfois même, il est mignon, il me parle de ma garde robe, ça le désole, une seule robe en latex, jolie d'accord, mais juste une. J'ai beau lui expliquer que j'en avais une autre, longue moulante du cou aux petons, mais que j'ai dû m'en débarrasser quand j'ai fondu. Non, pas fondu dedans, arrêtez de rêver Mesdames!
Il me décrit moultes robes, corsets, gants, il veut me les offrir juste pour le plaisir. Mais j'aurais quel plaisir moi à sentir le pneu mouillé, à mettre trois heures pour aller faire pipi et revenir, moi qui ai des prédispositions urologique. Il ne comprend pas, il s'offre à me talquer, me sécher, me lisser. Il est chou.
On cause des heures et il finit par s'étouffer, je lui dit *enlevez la cagoule, respirez un bon coup mon ami*, il gargouille *non non je vous assure, tout va bien. Ce week end je pars sur la côte, je prendrai mes latex combinables*...
Alors souvent je n'en peux plus, je lui dit *oh mon dieu, vous avez vu l'heure, allez vite faire votre valise, moi je m'en vais glisser dans ma nuisette en soie... J'aime la soie moi pour dormir.

