Tranche de vie
Il est 14h30, heure où je pose habituellement, alors je pose, me pose, repose. M'allume une longue et me fais un café. J'étire mon dos douloureux et je rêve. Tout à l'heure j'irai passer l'aspi, mais là je n'ai pas envie. Je languis langoureuse et m'étire encore.
Envie, oui voilà, envie de lui, de bouche, de yeux, de désirs et de frissons. Mais qu'est ce que je rêve moi là, où vais je encore me perdre avec de telles idées. Un vendredi comme ça, presque au début du wk. Où j'ai la tête et tout le corps en évasion. Allons allons, je suis une Domina moi, je ne frissonne pas d'envie, je gère, je pousse, j'accuse les chocs, imparable, intraitable !
Soupirs de femme vivante, frissonnante, gourmande. Quelle idée de rêver de cris, de gémissements à une heure pareille quand tout est silence et vent dehors. Pourquoi je rêve de tempête moi, pourquoi je rêve de vie, d'île/d'il. Pourquoi de petits dejs au lit à se manger les miettes, à se coller de la marmelade partout et à se rire délires jusqu'à la sieste comprise. 15heure, heure de la sieste...
Il me regarde de ses yeux d'or, couché à mes pieds. Il frisonne, il s'étire sans me lâcher des yeux et il saute sur mon dossier, comme toujours quand je soupire. Et je ris aux éclats, sacré Orphée, il me lèche le cou de sa langue râpeuse, comme pour me dire: je sais, je sens, tiens je t'offre ma chaleur. Alors je ris en posant mes doigts dans sa longue fourrure et il ferme les yeux au comble du plaisir. Pourquoi donc j'ai fait castrer ce chat, j'aurais pu le transformer en prince, si par hasard la bonne fée passait par là...
15h15, recafé, l'aspi m'attend avec impatience... Un googlelien anonyme a fait la recherche Lady_DvL, je découvre que j'ai trois pages à moi toute seule chez mister google, on me suit à la trace, faudrait que j'écrive un bouquin moi...

