Jeux de maux
Se donner, donner... Je me disais, après avoir remis de la couleur à mes images, que la nuance fait toute la différence entre une relation équilibrée et partagée et les sens uniques intervertissables et échangeable, genre flèche allez/retour.
Bon d'accord certains diront sans doute que je me casse la tête, oui sans doute mais n'est pas sereinement non cérébrale qui veut, et surtout point moi donc :-) Hors donc plusieurs combinaisons possible
Il se donne en tout abandon, voulu, désiré, rêvé même mais passif, que donne t'il ? Elle prend certes, mais elle se donne: soin, temps, attention et le porte vers ses désirs tournée. C'est ce qu'il attendait. Elle est là pour cela et c'est ce qu'elle voulait. Ils y mettent tous deux du leur dans leurs rôles respectifs. C'est gagné?
Il se donne toujours de la même manière, présent, attendant, passif mais réceptif certes . Elle reconnaît ce don, tente de créer l'échange, prend soin de lui et tente d'établir un dialogue, une fusion en quelque sorte. Elle donne sans recevoir. Au premier abord cela pourrait paraître beau, l'est ce tant que cela?
Il donne et elle se donne. Les choses changent quelque peu, il offre sans compter, sans attendre sans demander. Elle se donne: temps toujours, soin attention, règles bien établies automates et strictes. C'est du bdsm non?
Il donne et elle donne. Il offre sans demander, sans exiger, sans retenue. Elle donne elle aussi de la même manière. L'accord parfait. L'échange profond. Vous direz que je joue sur les mots, pourtant ils se reconnaîtront, ils existent bien cachés derrière les dogmes et les magnifiques parades que l'on voit partout car c'est vaste le bdsm n'est ce pas ?
Ce qui est remarquable dans ces jeux de maux/mots, c'est que sans apporter aucune critique à l'une ou l'autre des possibilités, on peut passer de l'un à l'autre suivant le temps, les partenaires ou la façon de voir les choses. Soit parce que l'on n'attache de l'importance qu'au moment présent, aux dogmes et règles dans lesquelles on a eu envie de prendre part et au rôle qu'on a décidé d'endosser ou simplement qu'on se satisfait du moindre en attendant mieux

