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Devilish Lady au jour le jour
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8 juin 2008

L'excursioniste (2)

gare

Mieux vaut tard que jamais... Voici donc, par temps plus clément revenu, la suite de >> L'excusioniste. << Pour corser les plaisirs, j'avais demandé en un lieu amical et plus intimiste, 3 mots à ajouter pour compléter l'histoire.  Dame Féline, vous y trouverez donc: une étoile filante, une boule de glace vanille et une morsure. Si vous voulez la suite, passant/e qui passe, je vous invite à en proposer 3 nouveaux :o))

Le train arrivait en gare, assoupi, perdu dans on ne sait quels rêves pervers, il sursauta à l’appel du convoyeur et n’eut que le temps de saisir ses bagages et suivre la file des passagers qui s’écoulait au dehors. Il débarqua porté par la foule et décontenancé, encore à demi endormi, sorti des rangs pour La chercher des yeux. Il faisait nuit à présent et la plateforme se vidait peu à peu. Seul, planté comme un if, il La vit enfin assise sur un banc à l’autre bout du quai.

Jambes croisées, Elle le regardait calmement, sa longue cravache en main, elle tapotait ses cuissardes comme pour en éprouver le cuir. Il dégluti, réveillé brusquement et avança crânement vers Elle, un sourire tout innocent aux lèvres. Il était à peine à trois mètres, qu’Elle se leva en lui tournant le dos et descendit l’escalier qui menait vers la sortie.

Décontenancé, il La suivit à grand peine, le cœur battant d’inquiétude et finit par La rejoindre dans le parking où, le coffre grand ouvert, Elle se retourna enfin et le fixa du regard. « Bonjour » lança-t-il en s’efforçant de prendre un ton guilleret, « Tu vas bien ? » Sans daigner lui répondre Elle désigna le coffre ouvert du bout de sa cravache et alors qu’il y jetait son sac de voyage d’un air qu’il voulait nonchalant, Elle lui dit d’un ton sec « toi aussi.»

Couvert de sueur à présent, il prit le parti de ne pas répondre et se glissa dans le vaste caisson noir, heureux qu’Elle ne roulât point en Twingo. Elle tira la bâche qui refermait l’habitacle, claqua la porte derrière lui, le laissant dans le noir total, et lui jeta de l’intérieur alors qu’Elle mettait son moteur en marche : « Tu as dix minutes pour te rendre présentable. »

Dix minutes pour ouvrir son bagage, dix minutes pour réfléchir tout en séchant l’eau qui ruisselait sur sa peau moite, le cœur battant d’excitation et de crainte mêlées. Que porter pour La satisfaire, le collier c’est sûr, il aurait dû déjà l’avoir au cou, mais ensuite ? Troublé, perdu, nu comme un vers à présent, cahoté par les tournants qu’Elle semblait prendre un malin plaisir à emprunter, il se décida à enfiler tant bien que mal le petit string en cuir lisse qu’Elle affectionnait, dans une dernière tentative pour l’amadouer sans doute, et se battit vaillamment avec les ouvertures ou son sexe dur refusait de se faufiler.

La voiture s’arrêta soudain et la bâche se déroula seule dans un claquement sec qui le fit sursauter. Il aperçu des néons blafards et réalisa avec stupeur qu’ils étaient à la station service. Sans un regard pour lui, Elle fit calmement le plein et se rendit au shop pour régler son essence. Collé contre le sol, recroquevillé, le cœur battant il se mit à prier que personne ne s’approche du véhicule et il se rendit compte qu’entre angoisse et désirs son sexe se tendait de plus en plus. Le temps s’écoulait interminable, le regard vers le haut à guetter les inconnus il vit soudain une étoile filante et il se dit que sans doute le seul vœu qu’il lui restait à faire ne lui appartenait déjà plus.  

Quand enfin elle reprit la route, il était à nouveau trempé et toute velléité disparue il se surprit à attendre avec impatience la suite des évènements. Il n’eut pas à patienter longtemps, le coffre s’ouvrit enfin sur un vaste parking à demi éclairé et bien heureusement désert. Elle le fixa dédaigneuse en lui disant. « C’est donc tout ce que tu as trouvé pour te rendre présentable, je m’en doutais, tu manques encore d’imagination ce soir, sort de suite avant que je ne change d’avis »

Nu et trempé il s’exécuta et alors qu’Elle lui glissait une laisse à son collier, Elle l’entraina sans autre forme de procès vers les lieux de commodité. Elle choisit la porte « handicapé » en lançant d’un ton sec : « C’est tout ce que mérite celui qui n’a qu’un neurone. »

Elle prit hors de son sac la cagoule de latex, celle qu’il l’aveuglait en ne lui laissant de libre que la bouche pour respirer, la lui enfila sans rien ajouter, puis entrepris de lui passer aux poignets et aux chevilles les lanières de cuir large qu’il avait tellement hésité à mettre et, les faisant passer dans des cordes, Elle le lia serré aux montants de fer qui encadraient le siège trônant dans la pièce. Tendu, jambes écartées de chaque côté de la cuvette métallique qui lui gelait les jambes, il se dit qu’il allait sûrement passer un mauvais quart d’heure, mais il eut conscience que son sexe, encore, ne pensait pas comme lui.

« Tu as chaud on dirait » dit-Elle, « alors, bien que tu ne le mérite point, je m’en vais te rafraîchir la gorge. » Surpris, il senti qu’Elle lui glissait un doigt entre ses lèvres sèches, il tenta de le sucer, voulant sans doute Lui prouver sa reddition, mais Elle glissa une énorme boule de vanille dure et glacée qui lui emplit la bouche de sa saveur poivrée. « Voilà » dit-Elle, « Tu vois comme je pense à tes aises, maintenant tu vas voir comment je traite tes : « Tu vas bien », juste le temps d’une petite glace, ni plus ni moins » 

Cambré, écartelé, il sursauta à la morsure sifflante qui lui zébra les fesses, son cri étouffé par l’énorme sphère gelée qui emplissait sa bouche.

A suivre...

Et comme toujours, merci de respecter le ©opyright 2008 Lady_DvL Creative Commons License 

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Commentaires
L
Ma chère Amie Épineuse je m'étonne que tu fasses dans le constat à l'amiable :o)<br /> Mais rien que pour toi je relève le défi et m'y met dès fin de semaine (congééééé), j'ai encore du temps avant le retour du pigeon voyageur :o))
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E
Coucou chère DvL, <br /> <br /> <br /> J'aime beaucoup ce principe de figures imposées :), <br /> <br /> Voici mes 3 expressions:<br /> <br /> - Association à but non lucratif<br /> - Soufflé au fromage raté<br /> - Constat à l'amiable<br /> <br /> <br /> J'ai hâte de te lire, je sais que tu vas t'en tirer haut la jambe ..<br /> <br /> Bises à toi<br /> <br /> Epineuse.
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L
Merci merci de l'appréciation, mais mais mais allons allons: lorsque le coffre est plein (et dans le cas précis d'un précieux chargement tout de même), je n'ai nul besoin de voyeur pour partir en ballade, tssss
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E
j'attends la suite, non, ne soyons pas restrictif, j'attends les suites !!!!!!<br /> en tous cas, je partirai volontiers en ballade avec vous.....surtout que la, le coffre est déja plein, et je pourrai ainsi voyager à vos cotés !<br /> Pierre
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