I'm a big big girl...
In a big big world...
So, it's not a big big thing, mais j'ai longuement réfléchi avant d'écrire ce post. Réfléchi car je ne suis pas du genre à livrer en pâture le fond de mon être intime et ceci même sur mon blog. J'ai une sorte de pudeur sans doute qui fait que ce que je vis en profondeur bdsmement ou autre je ne l'étale pas à tous vents. Ceux qui me connaissent lisent sans nul doute entre les lignes mais les autres n'en savent rien.
Et puis j'ai réfléchi au plaisir que j'ai d'écrire ici, ce blog c'est avant tout moi, n'en déplaise à l'hypocrite lecteur mon semblable (comme dit un certain Mäster que j'apprécie), celui qui passe chercher des images à sensation et des textes bien bandants, bref celui qui en 3 minutes a visionné 300pages et ne remet plus les pieds (sans doute) par ici. J'écris ce blog, ces pages, enfin le tout, pour moi d'abord, parce que j'ai toujours eu besoin d'écrire. En fin de compte ce blog c'est mon reflet intime, mon exutoire. Alors... Merde, qu'il le reste et le soit.
Donc plutôt que de continuer à poster des phrases pleines de vérité et des images remplies de profondeur, j'ai besoin de lâcher prise. Le moins hypocrite lecteur de passage, pas sage, sage, silencieux ou non l'aura remarqué, je n'ai pas l'esprit serein et rayonnant ces dernières semaines. J'ai plutôt l'impression d'être tiraillée entre douleurs, peines, et silences. Mal...
D'abord j'ai mal depuis des mois et cela me tape sur le système. Peu de sommeil, des douleurs lancinantes qui me réveillent en pleine nuit, des oreillers collés contre mon ptit corps perclus de douleur et un raz le bol d'avoir mal et de vivre entre dafalgans et tutti quanti. Oh je ne suis pas du genre à me plaindre, je n'ai jamais trouvé drôle les gens qui le font sans cesse. Mais cela fait plus d'un an et demi que ça dure et même si certains mal informés (puisque je me plains peu et que je n'aime pas cela) pensent que c'est le fruit de mon imagination débordante, que c'est psychosomatique, j'en ai marre d'avoir mal de me sentir diminuée et handicapée, le mot est lâché, j'ai mal, cela me gâche ma sérénité. Que le chirurgien aie fait une erreur de diagnostic, qu'il vienne de le reconnaître et que je sois un cas particulier n'arrange rien à cette sérénité, que du contraire. S'il y a parmis les hypocrytes lecteurs dix doigts remplis de douceur et d'huile massante, qu'ils fassent signe, je signe... Mal hélàs
Ensuite, il faut bien le dire, avec cela je vis, je m'implique et j'aime... A m'en oublier, cela n'arrange pas mes douleurs. D'abord un job envahissant où je finis par me donner presque corps et âme à jongler entre don de soi ( je me comprend) et doigts pleins de chaleur à tant de gens qui ont tellement besoin de se faire cajoler (c'est fou ce que la vie et le stress rendent les gens handicapés des sens et en négation d'eux mêmes) et heures a déplacer, replacer, remplacer, lourdes responsabilités qui me mangent plus de 11h par jour, à force je finis par m'oublier moi même. Le positif c'est qu'on en oublie ses douleurs, le jour seulement. Mal tout de même
Reste le côté intime, celui ou on se donne et où on aime. Allez savoir si c'est le temps qui court, l'hiver qui grisonne ou le stress du temps, certains des gens que j'aime fort ne vont pas bien et c'est douleur que de les sentir mal, de les soutenir, à fortiori quand leurs douleurs réagissent de façons différente. Dans le silence des douleurs des autres et l'écoute qu'on porte à ceux qu'on aime fort (ou qu'on aime tout court), on ne peut qu'attendre et avoir mal avec eux. Car comment parler à qui ne veut pas ouvrir son coeur, à force de tendre la main on fini par se faire tout aussi mal. Conforter, lâcher prise, aimer et attendre... Mal encore
Alors cher blog, cher (enfin bon) hypocrite lecteur, moins hypocrite passant et silencieux amis, pourquoi faire semblant... Ce blog, je m'en excuse, fera silence un temps, un temps seulement, juste celui que je me câline, que je me chouchoute et que je respire à me retrouver. But I'm a big big girl in a big big world, so it's not a big big thing :-)
Lady_DvL
