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Devilish Lady au jour le jour
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16 décembre 2006

Fais moi mâle chérie

MASO_Modena

A mon arrivée ce soir là ils avaient un air réjouis et un petit éclat dans les pupilles qui aurait dû me mettre la puce à la cravache. Oh bien sûr, ils sont toujours absolument souriants et merveilleusement adorables à chaque fois que je les retrouve. Mais cette fois là, l'air tout à fait innocent il m'a demandé si j'étais en pleine forme et comme je l'assurais que j'allais très bien, merci, *H* m'a murmuré ravi "tu vas pouvoir te défouler, on a un vrai maso ce soir"

Bon c'est vrai, je l'avoue, j'avais besoin de me défouler. Après tant de boulot, de tracasseries et de fatigues de toutes sortes, rien de tel qu'un bon maso pour se détendre. J'ai donc remercié nos deux hôtes pour tant de sollicitude et j'ai pris mes quartiers au bout du bout du bar. Je suis toujours discrète moi quand j'arrive et de plus j'aime bien saluer les amis présents et prendre l'atmosphère des lieux. Et puis, non accompagnée et sans laisse à tenir ces temps, je ne me jette pas sur le premier soumis venu, fusse t'il maso (ou non d'ailleurs, quelle réputation je vais encore me faire moi!)

Au fond de la salle, un grand bonhomme tout en noir bavait à regarder une Domina supplicier ses deux soumis et alors que j'observais d'un air distrait la scène *l* me dit à l'oreille "c'est lui là bas, tu vas voir c'est un phénomène". Tandis qu'elle me parlait, une petite Domina novice prit le grand échalas en pitié et le mit aux fers histoire de tester ses dons de fouetteuse *es fessier*, suivant avec application les conseils de la dame, qui visiblement, connaissait, elle, son affaire.

"voui", répondis je à *l*, pas de souci, je vois qu'on s'en occupe. Mais elle me fit un sourire coquin et m'assura que ce n'était là que petit apéritif. En effet, échauffé par ces menus coups claquants, les fesses d'un rouge bien mûr et libéré par la petite dame un brin effrayée sans doute, le grand maso s'approcha du bar et avec l'air plus qu'en appétit me dit qu'il était à ma disposition. Mon physio m'ayant encore répété la veille que je manquais d'exercice, je me dis qu'après tout puisque le sieur offrait sa croupe et tout le reste autour autant en profiter.

Le problème avec certains masos c'est qu'ils ont des exigences et qu'ils ne sont pas soumis pour 3 centimes. C'est un jeu de *give* bien plus que de *take*, mais lorsque l'on a compris qu'ils ont un réel besoin à satisfaire c'est comme un challenge à relever pour leur offrir cette dose de bien être dont ils sont tributaires... Tout en respectant la limite de leur petit corps rougit, comme la nôtre d'ailleurs, sans qu'on en rougisse. J'avais déjà eu affaire à ce genre de spécimen, j'attendais donc de voir ce qu'allait donner celui là.

Le bonhomme  n'était en effet pas soumis et il eut tout de même la bienséance de le dire en sortant tout son petit matériel de supplice à mes pieds. Un brin provocateur, il agissait du regard et tentait de diriger ses délices avec le but bien évident de me forcer à le torturer d'avantage. Grave erreur de sa part, à vouloir me diriger on obtient exactement les délices qu'on ne veut pas et après un combat d'un bon petit quart d'heure ( juste histoire de tester sa peau et sa résistance), je pris une récréation bien méritée à mes petites épaules. "Pas mal une pose" dit il "Cela m'a donné soif, je n'en vais me désaltérer" . Ben voyons, voilà le problème des insoumis, aucun savoir vivre, ca vous tutoie en remontant son futal et ca vous plante là, épuisée et assoiffée comme une pauvrette. Encore heureux que la magnifique soubrette en service avait l'œil sur ma pauvre petite personne, ou je serais morte de soif et d'épuisement sur place.

A peine le temps de tremper mes lèvres dans mon petit rosé frétillant, que voici notre olibrius tout aussi raifraichit qui revient à la charge. "on y retourne ?" me dit il sans prendre la peine de voir que je n'avais même pas fini mon verre. "Je préfère laisser refroidir un peu" lui ais je répondu " les fessiers c'est comme les bons vins rouges, je les consomme chambrés, là franchement c'est trop cuit à point"

La suite, vous l'imaginez, fut un défoulant manège de claquements et d'instruments divers. Ce qu'il y a de bien avec un vrai maso c'est qu'on a la possibilité d'essayer tout le petit et grand matériel, y compris celui recommandé et prêté par les amis bienveillants qui, soucieux de votre possible épuisement, viennent à la rescousse avec leurs meilleurs objets persos. Ca aurait pu durer toute la nuit comme cela, quand le maso pas soumis lança la dernière chose qu'il aurait du garder pour lui : "Je parie que vous n'arriverez pas à ..."

Sadique, j'eu la dernière victoire, je répondis "pari gagné" et je l'abandonnais là suspendu à ses cordes. Vous n'allez pas me croire si je vous dis qu'il plia ses affaires, prit son dernier verre avant la route et en guise d'au revoir (et de merci je suppose) me dit: "Dieu que cela fait du bien, je ne m'étais plus senti planer ainsi depuis bien longtemps"...

J'avais pris de l'exercice, c'est mon physio qui allait être content !

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Commentaires
L
..dû à des activités vanilles aussi fouettantes que galopantes ces jours, je vous souhaite, chère Dame, pleins de matinées aussi vivifiantes et remplies de soulagement identiques :-)
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D
Je m'y voyais, je m'y croyais en vous lisant Lady..<br /> Ouf ! ça soulage de très bon matin..
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