Les plaisirs de la douleur

ou encore: maso moi? ca va ou bien!
Il avait un regard angélique qui ne présageait rien de bon, trop beau pour être honnête en vérité. Des yeux d'un bleu profond presque tendres derrière ses petites lunettes fines qui donnaient un air un brin sérieux à son bronzage façon grand air du large.
Il m'a acceuillie d'un charmant sourire et fait asseoir sur son siège éjectable de cuir blanc aussi immaculé que la pièce dans laquelle il m'avait fait entrer. De sa voix douce il m'a expliqué ce qu'il allait me faire et j'a dit en riant que je n'étais pas sûre de supporter un tel supplice.
Il a sourit tel un ange de (mauvais) augure et m'a glissé une fine chaînette autour du cou en enfilant ses gants de latex souples. Pour peu j'aurai cru qu'il m'y mettrait un écriteau du style " chuut ici on souffre en silence", mais j'ai eu droit a une serviette au cas ou je ne pouvais retenir mes larmes sans doute.
Dans un silence de mort le fauteuil s'est incliné et lorsqu'il m'a demandé de sa voix douce si j'avais une préférence entre l'ananas, la fraise ou la cerise j'ai bien cru que j'allais m'encourir avant qu'il me viole applatie sur son siège de torture.
Quand il a sorti ses aiguilles je n'en menais pas large et je n'ai quasi rien entendu des ses théories si ce n'est les mots "brisés", "nerf", "douleur" et "forcer" qui ont résonné dans ma pauvre tête comme des marteau piqueurs en délire et j'ai trouvé que l'air angélique de ce sadique primaire insuportable
Je n'ai pas bronché, vous pensez bien, je n'allais tout de même pas flancher devant un tel démon. J'ai tenu le coup stoïquement en l'imaginant encordé et baillonné à mes pieds, ses beaux yeux angéliques pleins de larmes et sa poitrine bronzée joliment dessinée d'aiguilles corsetées jusqu'en bas de sa...
Franchement, j'en ai la preuve: je ne suis pas maso pour un centime, qu'il soit d'euro ou de franc, et je hais, mais je HAIS ... les dentistes !!!
LadY_DvL, maso moi? allons donc!