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Devilish Lady au jour le jour
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13 juillet 2006

Ballade

005_17eme_heure

Y a que quand le soleil se couche
Que le gris de ses yeux s'irise
Il suffit qu'un rayon la touche
Pour qu'elle rougisse

Y a que quand le vent souffle au large
Sur l'océan de sa peau salée
Que mes mains s'attardent
Que mon corps débarque
Dans ses baies

Y a que quand le dais des nuits s'entrouvre
Que je sens ses doigts qui m'épellent
Suffit qu'un baiser la découvre
Pour qu'elle se réveille
Quand son dos sous le duvet s'embrase
Me laissant cendre de la tête au pied
Que mon corps s'acharne
Lui tire des larmes
Sans regret

L'assaillant de mes villes défaites
S'est vu près d'elle en ange déchu
Mais maudit soit le temps des tempêtes
Ses armes secrètes
Moi je l'aime sans dessous dessus
Même quand ses démons de femme me défient

Y a que quand le sud-est habille l'aube
Que ses tentations la dévoilent
Il suffit d'allonger l'épaule
Pour qu'elle s'étale

Echappée des flux et des cadences
Au paradis des Dante et Sade idées
Mon corps se déforme
Les saints s'endorment
Fatigués

Quand j'entends résonner les matines
Souffrant des péchés qu'elle avoue
Suffit que la marée s'anime
Pour qu'elle s'échoue
Sur les plaies du désir qui s'échappe
Ou sur le grain d'épiderme à rosée

Sur son ventre las
Je reste là
Où elle est

Juste ballade en réponse sous Philippe Lafontaine et Odile de Schwilgue ...

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