Devilish Lady au jour le jour

Pensées et réflexions libres (Bdsm entre autre...) d'une Domina et de tout ceux qui dans ces lieux prennent plaisir à écrire.

25 octobre 2009

Le temps file

candle

Un fois n'est pas coutume, mais juste une fois pour la bougie :-)

Il y a un an tout rond, le >> 24 octobre  <<  le temps était aussi gris et froid qu'aujourd'hui. C'était un vendredi soir et pour une fois j'avais un weekend tellement chargé que je me demandais comment j'allais arriver à remplir un tel planning.

Quelque peu prise de panique devant un tel agenda, je décidais d'annuler ma soirée au cavo et comme je ne suis pas du genre à faire faux bond sans prévenir je téléphonais à notre cher Hadès, bien décidée à lui expliquer que sa soirée le vendredi, un anniversaire le samedi matin et tout le reste du weekend en initiation Reiki, j'allais avoir du mal à me remettre.

Je l'entends encore protester avec véhémence à l'autre bout du fil en m'affirmant qu'on avait un *américain* inscrit ce soir là, lequel était tout aussi charmant que totalement unilingue et que *allez quoi* je n'allais pas les laisser tomber tout de même. Moi les Américains, je n'ai rien contre, mais je n'ai rien pour non plus, mais devant tant d'insistance je lui répondis que *bon ok chouchou* je passerais c'est promis, mais que je n'allais pas m'éterniser non plus. Une demi-heure à causer au US citizen et zou retour dans mes plumes, je ne voulais pas rater mon initiation moi !

Sans grande conviction, après avoir traîné, hésité et tourné en rond, j'enfilais donc ma *combinaison-sortie-express-je-me-casse-pas-la-tête*, chaussais mes cuissardes de sept lieues et pris la route maudissant les amis et ma bonne âme compatissante. A l'autre bout de l'autre lac, un *Américain* non préparé s'était dépêché de changer de tenue pour sortir encore une fois dans ce lieu sympa où il n'avait rencontré que bien peu de gens qui le comprenaient, en oubliant son sac à jouets qui de toute façon ne lui servirait à rien. Encore une soirée somme toute sympathique mais sans plus.

Quand j'arrivais enfin, tout le monde était déjà là depuis longtemps mais Hadès et Léa m'ouvrirent grand les bras et la porte et me poussèrent dans la salle sans même me laisser le temps de souffler ni de saluer les amis éparpillés. Dans l'ambiance à demi feutrée du petit bar, un grand homme tout de noir vêtu tentait de converser avec son voisin. Je m'en souviens très bien, les deux grandes paluches derrière moi me poussèrent sans ménagement entre les deux, catapultée quasi sur les genoux du dit mâle, j'eus juste le temps de tendre la main pour ne pas m'écraser sur sa poitrine et j'entendis la voix rieuse de notre Hadès lui dire tout fier *Je vous présente Lady Devilish, notre english Lady nationale, la seule Lady qui parle anglais en Suisse* 

Vous parlez d'une introduction, dans la pénombre de la salle, venant ainsi du dehors, mes yeux tentaient de s'habituer et je lançais *Nice to meet you* en essayant de voir à quoi ressemblait cet *Américain* dont JC avait écorché le prénom. Je sentis une grande main envelopper chaudement ma petite menotte, j'entendis une voix profondément douce répondre dans un accent posé et très British *Oh really ? Sooo nice to meet you* et je vis enfin un visage illuminé de chaleur dont le sourire ravi faisait penser à un môme découvrant ses cadeaux de Noël.

Il y avait si longtemps que j'avais perdu mes racines anglaises, que je me laissais simplement couler dans le plaisir de retrouver cette langue et cet esprit de conversation feutrée et so charmingly british. Nous conversions de tout et de rien, de D/s aussi bien sûr en échangeant les politesses du style *et vous, ah bon ? Vraiment * etc.. Il m'expliqua qu'il était switch et rectifia qu'il préférait tout de même se soumettre quand je lui annonçais que pour ma part je ne me sentais pas soumise pour un penny et me dit d'un air tout à fait dégagé que si je le désirais il était à ma disposition.

Je sortais d'une histoire quelque peu pénible qui m'avais fatigué les neurones et tout le reste et je n'avais vraiment aucune intention de penser à quoi que ce soit, si ce n'est comme souvent au cavo, d'échanger peut être quelques jeux avec un inconnu de passage dans une bulle hors du temps, *super, merci et bonjour chez vous.* Méfiante par expérience, les switchs qui se disent soumis après tout, j'avais déjà connu, mais son regard limpide et totalement sincère fit sans doute le reste et je me suis dit *why not*

Alors que j'acquiesçais enfin, il fila se changer au vestiaire pour revenir en underwaere noir avec un naturel que j'avais rarement vu en s'excusant de n'avoir absolument rien pris comme jouet avec lui. Je me souviens avoir éclaté de rire en lui disant que moi non plus, si je m'attendais à avoir en plus  besoin de matériel ! C'était presque irréel comme situation et lorsque je le fis se mettre sous le joug pour attacher ses poignets je réfléchissais déjà à ce que j'allais bien pouvoir en faire en parcourant les murs de la salle des yeux à la recherche d'objets de supplice.

Un bandeau était  ma portée, je le lui glissa sur les yeux et partis à la découverte de sa peau offerte. Je ne sais pas vous, mais moi lorsque je joue avec un inconnu j'ai toujours besoin de l'isoler dans le noir juste pour en faire le tour à l'aise. Besoin d'apprivoiser sa peau qui parle sous mes doigts ou ne communie point c'est selon. J'ai besoin de humer ma proie, de la parcourir de mes griffes,  bref j'ai besoin d'acclimatation. Et parfois le miracle se produit.

Sa peau était douce et tendre comme une peau de femme, délicatement parfumée et fine comme la soie. Aux aguets sous le loup noir il vibrait à chaque attouchement. Tout répondait à mes doigts, sa respiration suivait la mienne, il vibrait comme un oiseau au piège. Quand mon souffle atteignit son cou il murmura *ohhhh vous sentez si bon*... Je ne sais plus combien de temps durèrent ces moments là, ni même comment il se finirent, je me souviens juste m'être assise dans le large fauteuil avec lui, sa main qui caressait mon genoux, comme libéré de toute tension, comme s'il avait toujours été là, c'était incroyablement irréel.

Hadès, farceur lui lança *maintenant mon ami, tu vas apprendre le français bien plus vite avec une Maîtresse à toi*  et je me rappelle m'être dit qu'il osait conclure les choses fichtrement vite celui là! Tout le monde riait autour de nous comme si c'était la chose la plus naturelle du monde. Et puis la soirée s'est terminée, j'ai enfilé mon manteau sans penser à rien, je lui ai donné mon numéro de téléphone puisqu'il me le demandait et il m'a dit qu'il m'appellerait Franchement, j'ai vraiment pensé sur le moment à une formule de politesse.

Hadès m'a dit *n'oublie pas qu'on change d'heure aujourd'hui* en me serrant dans ses bras de fer. Him m'a reconduite à ma voiture et m'a souhaité une douce nuit en me claquant deux baisers solides sur les joues et je suis rentrée chez moi la tête totalement vide. Comme un automate j'ai changé l'heure du réveil et me suis plongée dans un sommeil de plomb. Quelques heures plus tard, un message me disait *merci, j'ai passé une merveilleuse soirée, j'espère que vous aussi.*

J'ai souris distraitement, sauté dans mes vêtements, je suis filée à l'anniversaire de ma copine, raté la moitié des conversations, réalisé que j'avais changé l'heure un jour trop tôt et pris la route sur un train d'enfer pour rejoindre mes amis et mon initiation Reiki jusqu'au dimanche soir, la tête toujours aussi vide.

Mais il ne m'a pas laissée souffler le bougre, samedi soir il me téléphonait et m'invitait à souper le lendemain. C'était il y a un an et j'en parlais >> à peine << tant je pensais à une simple politesse. J'ai dîné avec le monsieur dimanche soir, pris un café chez lui ensuite, refusé confuse son invitation à jouer encore ce soir là (je crois que j'étais tellement épuisée que je n'aurais jamais réussi à rentrer) et je l'ai quitté en l'entendant me dire qu'il partait aux Usa trois semaines, qu'il était vraiment ravi de m'avoir revue avant et qu'il gardait le contact d'ici là. Vous n'aller sans doute pas me croire, je me suis encore dit qu'il était vraiment très poli. Il ne m'a plus lâchée depuis...

J'ai appris bien longtemps après que certains de nos amis ce soir là avaient cru que nous nous connaissions depuis des mois.  Certaines évidences crèvent les yeux quand ce n'est pas vous qui les voyez... J'ai mis longtemps à le >> comprendre   << . Aujourd'hui avant de changer d'heure et de rejoindre my Sunshine demain, j'avais juste envie, juste pour moi, de l'écrire pour ne rien oublier. Certains hasards sont incroyables, sont ils vraiment des hasards ?

Lady_DvL

Happy anniversary Sunshine

 

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04 octobre 2009

22 souvenirs en 98 bougies

Ou souvenir d'une si belle soirée

1annv

Elle avait tout préparé longuement dans tous les détails bien longtemps à l’avance dans le plus grand secret. Malgré ses regards semi inquiets et ses interrogations, elle n’avait rien laissé transpercer ce qui portait aux lèvres de son tendre un petit sourire à la fois amusé et perplexe, mais il avait beau la questionner, elle restait de marbre et évasive à chaque fois et il s’était résigné à attendre sans poser de question la date fatidique.

Leur amie lointaine était aussi de la partie et comme elle avait lancé, ravie :*oh super, de plus c’est mon anniversaire aussi quelques jours après*, elle avait décidé de faire d’une pierre deux coups et de fêter la demoiselle de la même manière, c’était terriblement excitant d’avoir deux victimes sous ses griffes en même temps.

Les invités de leur lieu préféré avaient réservé la date et la soirée s’annonçait belle, mais elle la voulait magnifique, sublime, aussi flamboyante que méritait le sourire et la chaleur de son adorable martyr. Elle voulait qu’il s’en souvienne dans ses moments solitaires, alors qu’il rêvait le soir loin d’elle et loin de toute envie. Alors avec patience elle avait préparé chaque détail, chaque objet à utiliser, depuis les bandeaux jusqu’aux moindres petits attributs portés. Rouge et noir pour chaque objet, cela allait de soi.

La journée avait été magnifique et elle avait laissé ses deux sujets se détendre en toute innocence tout l’après midi dans les superbes thermes en plein air qu’ils aimaient tant fréquenter. Décontractés et reposés, elle avait endormi toute méfiance par les massages d’eau chaude et les câlins aquatiques c’est donc souriants et calme qu’ils prirent la route vers le cavo, bien à l’avance pour préparer les lieux.

2annv

Lorsque les premiers invités se firent entendre, elle ne laissa pas ses deux compères les apercevoir et, les poussant vers une petite pièce, elle leur mit un bandeau sur les yeux, leur ferma un collier doux autour du cou et, les menant en laisse à petits pas feutrés vers la salle de jeux, les enferma tous deux serrés dans la grande cage droite à côté de l’entrée. Sans leur laisser le temps de se réconforter l’un l’autre elle les menotta aux barreaux et les laissa ainsi dans le noir de leurs loups.

Les invités masqués et magnifiquement vêtus arrivaient peu à peu. Surpris et ravis de voir déjà la cage occupée, chacun se prenait au jeu. Les mains passaient à travers les barreaux, titillant l’un, pinçant l’autre, chatouillant ici une jambe, griffant là un sein sorti par d’autres doigts dans un silence qui ne pouvait trahir leur identité. Toujours aveugles et de plus en plus frissonnants, ses deux victimes attendaient résignés et muets que tout le monde arrive.

Quand enfin elle les libéra dans un élan de bonté feinte, ils purent alors découvrir une salle remplie d’étranges personnages voilés qui les attendait pour trinquer avec eux. L’ambiance feutrée et chaude avait déjà mis à l’ouvrage beaucoup d’entre eux et c’était jeux et gémissements qui se mêlaient dans tous les coins de la salle.

Souriant, il dégustait son verre l’air ravi, cherchant des yeux à trouver qui se cachait derrière ce masque d’or ou cette cagoule de cuir noir. Mais, perverse, elle ne lui en laissa pas le temps et l’attrapant par son nouveau collier rouge et noir elle le réunit à nouveau à sa compagne d’infortune pour les attacher tous les deux au grand anneau de métal qui pendait au milieu de la salle, yeux bandés bien évidement.

Riante, elle leur fit remarquer avec justesse leur tenue bien trop sobre et couverte, passant ses doigts sur leur peau tremblante, lentement avec une douceur calculée qui contrasta avec la longue lame glacée qu’elle glissa d’un coup sec et qui déchira la robe et le tshirt par petits trous étudiés qui les fit sursauter en chœur d’un même sursaut. S’amusant de leur trouble à chaque passage de lame elle enleva méticuleusement chaque pièce de tissus qui les couvrait encore. Mettant en lambeau sans aucune pitié tout ce qui les cachait à l’exception des petits strings rouges qu’elle leur avait ordonné de porter.

*Vous voilà enfin convenables*, dit elle en les détachant. *A présent votre fête peut commencer, une seule petite chose : voici un petit carnet suspendu à votre collier. A vous de vous mettre à disposition de vos invités. Chaque invité a le droit de vous utiliser comme bon lui semble, à chaque fois que cela sera le cas, une feuille sera ôtée. Je ne veux plus voir aucune feuille à la fin de la soirée chez l’un ou chez l’autre, débrouillez vous ! *.

3annv

Ils s’y prirent de leur mieux tous les deux, aux ordres des invités pervers et lorsqu’enfin elle estima qu’ils avaient assez donné de leur personne, la nuit s’avançait déjà dans les rires et les soupirs. Elle les fit revenir à ses pieds et les allongea sur les deux poufs en demi-lune et entrepris de les bondager avec délicatesse, bien serrés bras contre cuisse l’un à l’autre encore. Bougeoirs vivants, elle s’amusait à les titiller, déplaçant la cire et la faisant couler sur leur peau prisonnière avant de leur déposer leurs gâteaux tout à leur image à même la peau cirée.

Et puis, comme toutes les fêtes quand elles sont belles, ce fut partage de rires, de paquets déchirés et de coquineries comme seuls les amis savent en faire dans ces lieux là. Satisfaite enfin, les yeux noyés dans le bleu des prunelles de son him rayonnant, elle murmura *happy birthday sunshine*.

La nuit était loin d’être finie encore…

Lady_DvL

minilady

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08 juin 2008

L'excursioniste (2)

gare

Mieux vaut tard que jamais... Voici donc, par temps plus clément revenu, la suite de >> L'excusioniste. << Pour corser les plaisirs, j'avais demandé en un lieu amical et plus intimiste, 3 mots à ajouter pour compléter l'histoire.  Dame Féline, vous y trouverez donc: une étoile filante, une boule de glace vanille et une morsure. Si vous voulez la suite, passant/e qui passe, je vous invite à en proposer 3 nouveaux :o))

Le train arrivait en gare, assoupi, perdu dans on ne sait quels rêves pervers, il sursauta à l’appel du convoyeur et n’eut que le temps de saisir ses bagages et suivre la file des passagers qui s’écoulait au dehors. Il débarqua porté par la foule et décontenancé, encore à demi endormi, sorti des rangs pour La chercher des yeux. Il faisait nuit à présent et la plateforme se vidait peu à peu. Seul, planté comme un if, il La vit enfin assise sur un banc à l’autre bout du quai.

Jambes croisées, Elle le regardait calmement, sa longue cravache en main, elle tapotait ses cuissardes comme pour en éprouver le cuir. Il dégluti, réveillé brusquement et avança crânement vers Elle, un sourire tout innocent aux lèvres. Il était à peine à trois mètres, qu’Elle se leva en lui tournant le dos et descendit l’escalier qui menait vers la sortie.

Décontenancé, il La suivit à grand peine, le cœur battant d’inquiétude et finit par La rejoindre dans le parking où, le coffre grand ouvert, Elle se retourna enfin et le fixa du regard. « Bonjour » lança-t-il en s’efforçant de prendre un ton guilleret, « Tu vas bien ? » Sans daigner lui répondre Elle désigna le coffre ouvert du bout de sa cravache et alors qu’il y jetait son sac de voyage d’un air qu’il voulait nonchalant, Elle lui dit d’un ton sec « toi aussi.»

Couvert de sueur à présent, il prit le parti de ne pas répondre et se glissa dans le vaste caisson noir, heureux qu’Elle ne roulât point en Twingo. Elle tira la bâche qui refermait l’habitacle, claqua la porte derrière lui, le laissant dans le noir total, et lui jeta de l’intérieur alors qu’Elle mettait son moteur en marche : « Tu as dix minutes pour te rendre présentable. »

Dix minutes pour ouvrir son bagage, dix minutes pour réfléchir tout en séchant l’eau qui ruisselait sur sa peau moite, le cœur battant d’excitation et de crainte mêlées. Que porter pour La satisfaire, le collier c’est sûr, il aurait dû déjà l’avoir au cou, mais ensuite ? Troublé, perdu, nu comme un vers à présent, cahoté par les tournants qu’Elle semblait prendre un malin plaisir à emprunter, il se décida à enfiler tant bien que mal le petit string en cuir lisse qu’Elle affectionnait, dans une dernière tentative pour l’amadouer sans doute, et se battit vaillamment avec les ouvertures ou son sexe dur refusait de se faufiler.

La voiture s’arrêta soudain et la bâche se déroula seule dans un claquement sec qui le fit sursauter. Il aperçu des néons blafards et réalisa avec stupeur qu’ils étaient à la station service. Sans un regard pour lui, Elle fit calmement le plein et se rendit au shop pour régler son essence. Collé contre le sol, recroquevillé, le cœur battant il se mit à prier que personne ne s’approche du véhicule et il se rendit compte qu’entre angoisse et désirs son sexe se tendait de plus en plus. Le temps s’écoulait interminable, le regard vers le haut à guetter les inconnus il vit soudain une étoile filante et il se dit que sans doute le seul vœu qu’il lui restait à faire ne lui appartenait déjà plus.  

Quand enfin elle reprit la route, il était à nouveau trempé et toute velléité disparue il se surprit à attendre avec impatience la suite des évènements. Il n’eut pas à patienter longtemps, le coffre s’ouvrit enfin sur un vaste parking à demi éclairé et bien heureusement désert. Elle le fixa dédaigneuse en lui disant. « C’est donc tout ce que tu as trouvé pour te rendre présentable, je m’en doutais, tu manques encore d’imagination ce soir, sort de suite avant que je ne change d’avis »

Nu et trempé il s’exécuta et alors qu’Elle lui glissait une laisse à son collier, Elle l’entraina sans autre forme de procès vers les lieux de commodité. Elle choisit la porte « handicapé » en lançant d’un ton sec : « C’est tout ce que mérite celui qui n’a qu’un neurone. »

Elle prit hors de son sac la cagoule de latex, celle qu’il l’aveuglait en ne lui laissant de libre que la bouche pour respirer, la lui enfila sans rien ajouter, puis entrepris de lui passer aux poignets et aux chevilles les lanières de cuir large qu’il avait tellement hésité à mettre et, les faisant passer dans des cordes, Elle le lia serré aux montants de fer qui encadraient le siège trônant dans la pièce. Tendu, jambes écartées de chaque côté de la cuvette métallique qui lui gelait les jambes, il se dit qu’il allait sûrement passer un mauvais quart d’heure, mais il eut conscience que son sexe, encore, ne pensait pas comme lui.

« Tu as chaud on dirait » dit-Elle, « alors, bien que tu ne le mérite point, je m’en vais te rafraîchir la gorge. » Surpris, il senti qu’Elle lui glissait un doigt entre ses lèvres sèches, il tenta de le sucer, voulant sans doute Lui prouver sa reddition, mais Elle glissa une énorme boule de vanille dure et glacée qui lui emplit la bouche de sa saveur poivrée. « Voilà » dit-Elle, « Tu vois comme je pense à tes aises, maintenant tu vas voir comment je traite tes : « Tu vas bien », juste le temps d’une petite glace, ni plus ni moins » 

Cambré, écartelé, il sursauta à la morsure sifflante qui lui zébra les fesses, son cri étouffé par l’énorme sphère gelée qui emplissait sa bouche.

A suivre...

Et comme toujours, merci de respecter le ©opyright 2008 Lady_DvL Creative Commons License 

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16 juillet 2007

L’excursionniste (1)

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Domina travel, pour les dames et leur mâle de voyage... Ca ne s'invente pas :-)

Puisque c'est, parait il les vacances, voici la première partie d'un petit conte, qui j'espère vous distraira :-)

L’excursionniste (partie 1)

Ce jour là, pour des raisons inconnues, il avait décidé de prendre le train. Elle avait rit au téléphone à l’annonce de son arrivée et ajouté d’une petite voix douce  « au moins tu seras à l’heure cette fois ».
Bien installé dans le wagon qui le menait en droite ligne vers Elle, il se dit que, peut être, cette petite voix ne présageait rien de bon.

Bah il verrait bien, il avait une bonne heure devant lui pour se détendre et oublier le stress de sa journée. La chaleur se faisait étouffante, il ouvrit la fenêtre de son compartiment et s’allongeât sur le siège de velours en se félicitant  de s’être vêtu léger : chemise courte à col largement ouvert et pantalon de toile ample. Son collier et ses petits jouets rangés sagement dans le sac de voyage au dessus de sa tête. Une heure c’était plus qu’assez pour les sortir avant l’arrivée, autant voyager libre et sans contrainte.

A l'arrivée c’était l’effervescence, le vendredi avait été brûlant et les voyageurs énervés et suants remplissaient les quais de leur flots bruyants, impatients de commencer le weekend.
Après plusieurs tours de rond point, Elle coupa la route à un goujat resquilleur et glissa sa voiture dans une place qui se libérait puis, dans la fournaise de la place grouillante de monde, se rendit d’un pas décidé vers la voie numéro deux.

Ses talons martelaient en cadence leur petite pointe de métal dur sur le macadam « tac tac tac ». Complètement indifférente à la foule qui la détaillait du regard, Elle monta sur le quai et fit les cent pas, impatiente.

Il est vrai qu’Elle devait faire tache, toute de noir gainée, perdue dans cette nuée colorée dévêtue et estivale. Sa crinière rousse emmêlée par le vent, sa combinaison moulante rehaussée d’une large ceinture à franges qui lui battait les cuisses à chaque pas, mais surtout, à en lire les regards ébahis, ses hautes cuissardes de cuir noir dont dépassait une fine cravache rouge qu’Elle avait glissé contre sa jambe et qu’Elle tapotait nerveusement.

Pour tuer le temps, Elle sorti une Dumont de son sac et, lorsqu’Elle y glissa son briquet, une fine laisse métallique se déroula au dehors, tel un serpent ravi de prendre l’air. Elle fit mine de la rattraper, puis avec un petit sourire intérieur, renonça à la camoufler.

Bras croisés, la fine cigarette entre ses griffes rouges, Elle fit demi-tour et plongea son regard de braise en pleins dans les yeux d’un badaud qui la reluquait de la tête aux pieds. Penaud, il baissa de suite le regard et fit mine de s’absorber sur les talons qui battaient la cadence de ses petits pas fébriles.

Un dandy aux tempes grisonnantes, genre beau mâle sur le retour, s’approcha d’Elle l’air gourmet et lui dit d’un ton sûr de lui. «Puis-je vous êtes d’une quelconque utilité, Madame ?»
« Peut être… » Lui répondit-Elle d’un ton sec en soutenant la lueur de ses prunelles grises qui ne cillèrent point.  «Vous avez l’heure exacte sur cette chose qui vous sert de montre ?»
Il perdit quelque peu sa contenance et répondit hésitant en regardant sa Rolex « Euh, il est dix huit heure treize… »
« Bien » dit-Elle, le regard déjà ailleurs « Vous avez été parfaitement utile.»

Décontenancé il battit en retraite, alors qu’elle fixait un point au lointain : le train arrivait en gare. 

A suivre...

©opyright 2007 Lady_DvL Creative Commons License

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16 février 2006

Négligence (fin)

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Tricheur, tricheur, tricheur…

Les mots dansent leur sarabande infernale, en cognées répétées tout le long du chemin jusqu’à, enfin, mon dieu, enfin sa porte !

Il frappe, à petits coups discrets, comme pour s’excuser déjà. S’excuser de son trouble, de la sueur qui ne l’a pas quitté, de tout ce qui se bouscule dans sa tête et qui lui durcit la queue à chaque fois qu’il arrive.

« Entre » claque sa voix  et c’est ce qu’il fait en poussant un énorme soupir.
Souriant il crâne, pose l’eau en maître sur la table, tend sa rose et lâche le slip l’air mutin.
« Ramasse ! » dit-Elle, son regard, glacé, planté droit dans ses pupilles noires « j’avais dit sur le comptoir… Tricheur ! »
Il soupire, le sourire collé à ses lèvre, comme une excuse, s’exécute puis soudain pâlit de toutes ses pores : le collier, mon dieu le collier qui tombe dans un claquement sec de sa poche.

Elle ne dit rien, Elle fume, Elle le regarde, tranquille de ses grands yeux verts. Le temps s’immobilise, s’allonge sans complaisance en secondes qui tapent dans son cœur et ses tempes.
« Qu’il y a t’-il d’écrit sur ta médaille ? »
« Plus qu’hier et moins que demain » sort il dans un murmure
« Explique » répond elle doucement de sa voix qui l’enrobe aussi serrée que l’étau qui ne l’a pas quitté
« Je t’aime plus qu’hier »
« Non… »
« Je Vous aime plus qu’hier… » Insiste t’il
« Non… Donne le moi », fait sa voix qui durcit
Il tressaille, les mots se bousculent dans son crâne en fusion, il tremble à présent : « plus qu’hier, je suis à vous et je le suis, oh oui je le suis, moins que demain. »
Elle sourit, éteint sa cigarette, croise les jambes tranquille. « Met le » dit Elle, « si tu l’oses »

Et puis il ne sait plus, il ne sait plus comment il s’est retrouvé là face à Elle, collé au mur. Ses griffes qui s’immiscent dans sa chair, qui arrachent un a un les boutons de sa chemise, qui palpent sa sueur et lui glissent entre les poils. Ses mains qui jettent au loin les lambeaux de sa décence, comme autant de pelures inutiles qui le sépare d’Elle. Comment il s’est retrouvé encordé comme ils aiment, toujours collé au mur, le sexe dur et douloureux d’attendre enroulé dans le sisal aussi rouge que son gland qui luit sous les flammes qu’elle a éparpillées dans la pièce.

Sans défense, cisaillé, resserré, aveuglé de satin, il gémit et attend.
Elle s’approche, le caresse doucement, l’effleure de ses doigts tendres.
« Que veux tu ? » murmure t’Elle
« Vous »
« Mais encore ? »
« Tout, tout ce que vous voulez, tout… »

La main claque, en marque rose sur sa peau humide, elle le caresse l’effleure, retombe à nouveau comme une sentence, encore, encore, encore chante t’elle en chauffant sa peau. Elle dérive, elle s’insinue, l’écartèle et le fouille à présent à l’en faire hurler.
Désir de feu qui le vrille, qui colle son bas ventre au mur. Il halète et se mord les lèvres, tend le cul tel un impudique et sursaute quand d’un grand coup sec Elle le plante et le banderille d’acier froid et lourd. Lion, vaincu d’avance dans l’arène où il sort sans griffe, vaincu et tout encordé, il s’écroule quand, d’un geste brusque, Elle le pousse sur le grand lit noir.

Le sang lui bat dans les tempes, le désir lui vrille le ventre, quand de longues coulées de laves bouillantes viennent pleurer tout le long de sa peau. Il sursaute, frissonne de plaisir et la voit qui sourit, le regard immensément tendre.

Elle l’allonge, l’écartèle encore, assure sa prise par des liens de cuir. Il halète, baigné de sueur et se tend, quand, telle une féline, Elle fusionne sur son corps en feu.
Prisonnier de toute son ardeur, il tremble d’exploser enfin à la voir et l’entendre feuler, mais Elle guette et s’arrête toujours juste au bord de ses jouissances.

Dans la longue nuit qui commence, le vaincu apprendra l’attente. La guerrière a repris ses droits.

©2006 Lady_DvL Creative Commons License

7245415681 Lady_DvL ... Juste impitoyable

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12 février 2006

Négligence

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«Bonjour mon tendre. Ta Maîtresse exige que tu te présentes cette semaine avec ton collier, entièrement sous ses griffes et n’acceptera aucune excuse. Tu la négliges et elle ne fera aucune concession. Débrouille toi mon tendre soumis»

Le texte apparaît sans crier gare sur le natel du tendre. Il frémit à sa lecture, parcouru de frissons il bande. Tout se précipite dans sa tête, ses désirs, ses manques, son boulot, ses heures supplémentaires et surtout, oh surtout, cet étau qui lui serre la poitrine et se referme sur lui en sueurs froides qui dégoulinent jusque dans son sexe dur. 

Ses doigts pianotent et il répond d’un seul jet, sans réfléchir, sur les touches illuminées : « Oh oui ma Lady… Tout à Vous, rien qu’à Vous. Mais je ne sais pas quand encore »
La réponse claque comme un fouet « Point de mais, point de concession, point d’excuse, je t’attend »

Il sait qu’elle est en colère, il sait qu’elle a raison, l’étau se serre invisible et noir à lui couper le souffle.

Aussi inquiet, terriblement inquiet, qu’excité il file sous la douche, tente de rafraîchir sa peau dégoulinante, hésite un instant, la main savonneuse sur son sexe dur, se ravise et sort de la salle de bain. Un slip noir, oh bon dieu ou sont ils, il se trompe de tiroir, renverse ses chaussettes, finit par un trouver un qu’il enfile à l’envers.

Il sort de l’appartement, se ravise : le collier ! Il fouille dans son bureau déjà bien en bataille, s’énerve, transpire toujours, finit par le trouver enroulé sous une pile de rapports. Soupir de soulagement, il le glisse dans sa poche et sort enfin, dévalant les marches.

Dix minutes se sont passées, douze tout au plus, et toujours ce fichu étau, ce cœur qui s’emballe entre peur et délires et ce sexe qui durcit à lui en faire mal dans son jeans pourtant lâche et confortable.

« J’arrive écrit-il »  comme il le fait quand  le temps se raccourcit entre Elle et lui et qu’il voudrait déjà être là. Ne pas la faire attendre, sentir ses griffes sur sa peau, son souffle contre sa joue, sa main qui le parcourt.

« Arrête toi au parking, appelle moi » claque le natel en lettre aussi noires que sa peur maintenant.
Le parking. Quel parking ? Ah oui sur l’autoroute, cinq minutes tout au plus, il y est, il se gare, il appelle en tremblant.
Sa voix est froide, cassante, dure même : « sort de la voiture, vas aux toilettes : côté femmes. Enlève ce slip garde le en main, passe au magasin, et trouve toi donc quelque chose à acheter, et puis tiens prend de l’eau  aussi, j’ai soif, très soif »
Il déglutit, le désir fourmille en milles petits picots plantés dans ses couilles dures, elle a soif, il sait, il voit ce qu’elle veut dire.
«Passe à la caisse, pose le slip sur le comptoir, paye et sort. Quinze minutes, je t’attend »

Il sort de sa voiture, fébrile, bouscule une dame très chic toute enrobée de fourrure. Elle le regarde étonnée, il rougit et plonge sur la porte des wc. Il enlève son slip déjà trempé de sueur et honteux mais tellement excité ressort vers la boutique.
Acheter quelque chose, oui mais quoi ? Chocolats, douceurs, champagne ? Il hésite, il sait bien qu’il ne l’amadouera pas de toute façon et après tout il n’en a cure, que dis-je, il ne veut surtout pas qu’elle s’adoucisse.

Une rose près de la porte, voilà une rose, bonne idée, il n’amène jamais de fleur.
Il la pose sur le comptoir, la main crispée sur le slip tout en boule. Ah oui l’eau ! S’il vous plait mettez moi de l’eau crâne t’il à la caissière, ma Dame a toujours tellement soif. Elle se tourne, il pose le slip, paye et s’en va ravi de son idée, elle n’a rien vu.

Il passe la porte. "Monsieur" entend il, "votre… Mouchoir"...

L’étau noir se referme un peu plus. « Tricheur » entend-il dans sa tête en mots qui tambourinent les uns derrière les autres : "tricheur, tricheur tricheur…"

A suivre par ici

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devilbabes Lady_DvL.. Juste devilish

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05 février 2006

Juste maux 3

3451

Suite des maux

Elle se relève souriante, la cigarette toujours au bout de ses longs doigts nacrés de rouge. Elle lui tourne autour, le scrute, glisse un doigt sous une corde, l’érafle au passage. Elle souffle sur une longue mèche rousse qui lui voile le visage et il aperçoit ses yeux, son regard est très doux, trouble comme à chaque fois qu’il s’offre. Il soupire, il attend.

Elle s’éloigne à petits pas précis du haut de ses cuissardes noires, approche de la fenêtre, soulève le rideau. « Oh il pleut ! »  Dit elle en faisant la moue. Dans sa tête tout se précipite, pourquoi s’inquiète t’elle donc du temps ?
Elle lui tourne le dos maintenant et fait glisser doucement sa fermeture éclair. Il aperçoit une épaule nue, puis l’autre, lentement elle se démoule de sa gangue de vinyle qui s’écroule à ses pieds. Il se tend, se durci enserré de ses liens. Ses mains prisonnières ébauchent un geste derrière son dos. Comme il aimerait la toucher, dessiner de ses paumes cette chute de rein cambrée qu’il vénère.

Elle se retourne et lui sourit. « Bientôt » dit elle, comme si elle lisait dans ses pensées troubles. Il est en sueur maintenant, il l’attend. Les quelques mètres qui les séparent lui semblent l’éloigner d’elle dans un vide tout en déchirure.
Elle ouvre l’armoire et saisit une longue robe de jersey rouge qu’elle enfile prestement, remonte le pan et ajuste ses bas sans un regard pour lui. « Tu crois qu’il pleut encore ? » dit elle. Il ne répond rien, il sait qu’il n’y a pas droit et puis qu’aurait il à répondre. Son cœur bat comme un fou dans sa poitrine, il ne sait plus, ne comprend plus, il tremble, il la regarde de toute l’intensité de ses yeux de braise.

Elle s’approche d’un de ces miroirs que les hôtels laissent toujours posés sur les meubles de la chambre,  rajuste sa chevelure, lisse la longue mèche rousse qui revient sans cesse s’emprisonner dans ses cils noirs. Elle redessine ses lèvres de ce rouge baccarat qui lui donne toujours envie de la dévorer quand elles s’offrent à sa gourmandise.
Enfin, elle revient vers lui, se penche. Il se tend si fort que se cordes lui font mal, ses yeux supplient, sa peau la réclame de toutes ses pores.       

Elle l'embrasse tendrement, glissant sa langue entre les lèvres gémissantes, elle le fouille, le mordille, collée à sa poitrine qui bat à cent à l'heure.
Sauvage, elle mord à sa bouche comme un fruit mûr dont elle se gorge et soudain elle l'aveugle d'un bandeau sur les yeux, ses dents toujours contre son souffle.
"Mhhhh" dit-elle encore, "je t'adore mon tendre, te voilà sage à présent, veux-tu un petit souvenir pour te faire penser à moi?"
Il sent ses doigts sur le bord de ses lèvres et il ouvre la bouche pour les sucer, mais non, diablesse, ce n'est pas ce qu'elle veut...voilà qu'elle lui glisse un bout de satin lisse.
Il est mouillé et odorant et il le goûte avec délice, reconnaissant l'odeur et le goût qu'elle lui donne.
"Voilà" dit-elle satisfaite " Tu es tout à fait convenable. Il faut que je te laisse, sois sage, je n'en ai pas pour très longtemps."

Il entend les talons qui claquent sur le marbre, secs, durs et décidés. Elle s'éloigne, il entend la porte de la chambre qui s'ouvre.
"Ne t'inquiètes pas" dit-elle dans le lointain, "je laisse ouvert ainsi tu ne risques rien"
Elle ne va pas faire ça? Mais si il l'en sait capable. Son coeur bat comme un fou, il a l'impression de n'entendre que lui. Il se sait sans défense, offert à tous les regards qui passent. Muet et aveugle dans sa nuit feutrée de soie et combien impudique, mais il bande malgré le chanvre qui le scie, la peur qui le glace et les anneaux serrés autour de sa queue tendue.
Le coeur fou il entend des pas là bas dans le couloir...

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242477 Lady_DvL... In memoriam

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27 janvier 2006

Juste maux 2

3452

La suite des maux

"Allons approche" dit-elle en le poussant sur la chaise, les seins collés contre sa poitrine haletante. Il s'assied poussé par les deux mains qui s'impriment sur ses épaules et il sent son souffle qui parcourt son cou.
"Je vais t'attacher" mon tendre, bien serré et tout écarté, avance donc tes jolies fesses sur le bord de la chaise."
"Oui Maîtresse" murmure t'il troublé par ses anneaux froids qui s'impriment contre sa poitrine.
Voilà qu'elle se penche à présent et il aperçoit les deux chaînes qui ouvrent impudiquement son string, il soupire la bouche ouverte: "Maîtresse... s'il vous plaît, laissez moi vous..."
"Non" dit elle en riant. "J'ai d'autres projets pour toi."

Il sent qu'elle l'écartèle, un pied à chaque coin de chaise noué pas un bas de soie noire. Il gémit de surprise, son sexe dur se dressant un peu plus encore.
Elle lui saisit les bras et les noue derrière, bien serrés eux aussi dans le noir de la soie. Cela ne fait pas vraiment mal, mais c'est inconfortable, légèrement, un rien, juste pour le troubler.
Elle glisse ses longues griffes rouges doucement entre ses poils, une main sur chaque cuisse, elle remonte démoniaque et lubrique.
"Mais que tu es beau ainsi mon amour!" Dit-elle les yeux troubles en glissant ses doigts toujours plus haut dans sa toison qui foisonne.

Il halète, les yeux rivés sur elle, sur ses doigts qui insistent et ses griffes qui s'impriment entre ses cuisses grandes ouvertes.
Sa main le saisit et les griffe doucement. "Oh" fait-il de surprise, mais il n'a pas le temps d'en dire plus, elle allume une cigarette et le regarde, moqueuse accroupie entre ses jambes. elle fume le sourire aux lèvres, la main toujours en coupe.
"Mhhh" dit-elle "comme tu me fais envie". Elle souffle sa fumée vers sa main, vers cette queue insolente et grosse qui frémit d'impatience. Elle avance sa bouche, les seins collés contre ses cuisses, leurs bouts ressortant du vinyle qui les emprisonne.
Ohhh voilà qu'elle le lèche, du bout de sa langue pointue et dure, la fumée qui se répand sur son ventre tendu. C'est doux mouillé et chaud mais il gémit sous les griffes qui s'impriment entre ses cuisses. Il ferme les yeux et se donne à la caresse, la langue allant et venant tout le long de sa hampe.
Quand soudain il sursaute, un anneau froid et dur se glisse brutalement sur son sexe abandonné. Il descend et l'emprisonne en glissant sous ses couilles suivit par un deuxième qui le serre tout autant.
"Voilà" dit-elle "comme ça tu m'appartiens".

A suivre... par ici

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242477 Lady_DvL ... lubrique, ça doit être l'arrivée du sabbat

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24 janvier 2006

Juste maux

3450

Il est là, proche. Frémissant dans son attente, seul et isolé dans ses pensées.
La lumière vacillante des bougies lui donne une impression feutrée, un air de « déjà vu », des parfums de souvenirs et il frissonne la poitrine collée au sol.
Il fait chaud dans la pièce et pourtant il a froid. La musique parvient à ses oreilles, douce, trop douce. Sourde presque mais il connaît les mots et il gémit a leur souvenir. « Ameno Domine. »

Il aperçoit la pointe d'une botte noire devant ses yeux mi-clos et il sursaute presque lorsque celle-ci lui effleure le visage et se glisse sous son menton.
« Que veux-tu de moi? » dit elle de sa voix douce, presque mielleuse, qui le fait toujours tressaillir.
« Ce que vous voudrez Maîtresse » dit il dans un souffle, son nez au ras du nylon noir qui gaine et épouse la jambe.
« Vraiment ? » dit elle en éclatant d'un rire ironique « allons, mon ami, soyons plus précis je n'aime pas perdre mon temps »

Il tremble maintenant et ses pensées se troublent, l'odeur du cuir envahit ses narines, il n'arrive plus, ne sait plus. Il la désire et pourtant il a peur, si peur de lui déplaire.
« Je suis tout à vous Maîtresse, sans condition, faites de moi ce que vous voudrez »
« Ohhh » dit-Elle « tentateur, comme toujours mon tendre ? »
Mais grand Dieu que veut elle ? Il se sent perdu, mais que cet abandon est sublime et combien il s'y donne et combien il est beau a voir dans cette attente.

L'odeur disparaît et il entend les talons qui claquent sur le plancher lisse. Les pas s'éloignent le laissant seul, la tête au sol, le dos tendu, perdu dans son attente.
Son corps lui fait mal, l'immobilité l'engourdit mais il n'ose pas bouger, il sait qu'il doit rester là. Et ces minutes redoutées il les chérit, il apprend à les apprivoiser, à s'en faire des amies, des complices du trouble qui l'envahi de plus en plus.

Soudain un talon s'imprime sur sa fesse, venant de nulle part il sinue, s'achemine et remonte vers son dos doucement comme pour tracer une route vers ses pensées affolantes.
Elle est là, il le sait maintenant, elle l'a toujours été. Observant son attente, se baignant dans ses pensées si évidentes qu'il en rougit.
Le talon lui griffe la peau à présent et il gémit doucement en le sentant glisser vers le bas de son dos, s'insinuer en Maître entre ses chairs offertes.

« Tsss » fait-elle en riant, tu es bien indécent mon tendre « tu devrais avoir honte »
Il se mordille les lèvres en sentant le talon pénétrer ses fesses dures. Rond, pointu et effilé il l'envahi par petites secousses calculées qui lui donne des frissons dans le fond de ses entrailles et elle s'en amuse!
Il sent ses griffes qui lui parcourent le dos, douces d'abord, puis de plus en plus insistantes dans sa chair, elles s'impriment et le marquent de longues stries rouges.
Il gémit doucement maintenant, les yeux clos, toujours collé au marbre froid du sol. Il sent ses chairs s'écarter, sa peau trembler, il transpire son sexe dur et mouillé contre le sol.
"Ca suffit" dit-elle en retirant son talon d'un mouvement sec, "viens ici, je veux mieux te voir mon amour"

© 2005 DvL.  A suivre...  suite ici

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242476 Lady_DvL... Mutine

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17 janvier 2006

Le resto

14801

Elle posa ses longues griffes sur la nappe et les fit glisser tout le long des plis  le regard rêveur. Elle n’avait aucune envie de les écouter raconter leurs aventures épiques alors que le petit paquet rouge la narguait en dépassant de son grand sac marron. Comme toujours les plats tardaient à arriver…

Elle soupira en rassemblant les jambes sous la table, mis son gros pull de jacquard beige et se leva en ramassant son sac. Où vas-tu, demanda l’un deux. Prendre l’air un peu, dit elle.

Elle s’assit sur le banc gelé et, frissonnante, alluma une longue cigarette qu’elle se mit à caresser doucement les yeux fermés. Le papier doux et brun, si particulier de la Dumont, chauffait entre ses doigts comme une peau frémissante, une peau bronzée de soleil et mûre à point qui érigeait son sexe fin et lisse entre les lèvres à peine entrouvertes.

Elle aspira une longue goulée de fumée pour s’enivrer de cette chaleur  qui remontait le long de sa main menue. La Dumont se mit à grésiller d’aise en rougeoyant du bout de son gland volcanique et répandit sa saveur poivrée dans la bouche de la jeune femme.

Elle sourit en sentant l’air chaud envahir ses poumons et  le désir glissa sous ses pores tandis que la cigarette se consumait doucement.  Le sexe  vibrait  maintenant presque tout  seul, son dard de braise rond et bouillonnant à deux doigts des lèvres humides. Elle ouvrit ses paupières et le vit qui jouissait en laissant échapper sa cendre blanchâtre qui se répandit sur le banc.

Frustrée, elle arracha l’égoïste de sa bouche et de ses doigts rageurs l’écrasa sans pitié aucune, en enfonçant ses griffes rouges dans la peau fine qui se zébra sous la déchirure. Sans une plainte la Dumont se répandit sur le marbre noir. Elle frissonna en la regardant mourir et se levant d’un bond, elle rentra dans le resto.

En soupirant elle se lova dans sa chaise de velours, le regard perdu, et fit tourner, boudeuse, son assiette qui venait d’arriver. Plongés dans leur discussion animée, ils ne la virent même pas revenir

La nuit s’étira dans sa noirceur ouatée et à l’heure où tout le monde dîne joyeusement, elle glissa ses doigts lentement sous la nappe, à la rencontre  de ses désirs.

Il était bien inscrit « interdit de fumer », non ?

lady_dvl__13_ © Lady_DvL... Juste coquine :-)

Posté par Lady_DvL à 21:41 - 4°Contes à mâle dormir - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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